Greffe de la Cour d'Appel des Royaumes Renaissants - OUVERTE OFFICIELLE

 
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Affaire Smartfluid/Duché d'anjou

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Quasi




Inscrit le : 28 Mar 2008
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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:21

philipaurus a écrit:

Ayant reçu demande philipaurus pénétra dans la salle.

Depuis l'entrée il écouta Smart gommer les petits riens de tous les jours qui soudent entre eux les hommes.

Il écouta Smart taire les larmes qui jadis mouillèrent ses joues.

Phil regarda la cour, puis Smart.

Celle ci, les bras chargés de petits papier bien ordonnés, semblait encore chercher à comprendre.

Pourquoi la lettre de ses lois n'avait su guider le peuple.
Pourquoi l'encre de ses tampons n'avait point vaincu les larmes.
Pourquoi l'Anjou quelle voulait guider s'était un jour retournée contre elle.
Pourquoi elle s'était retrouvée seule un jour d'automne devant ses bourreaux.

Surpris par cet aveuglement, Phil soupira et attendit son tour.


benjamin06 a écrit:
Sire Procureur, êtes-vous satisfait des réponses apportées ? Avez-vous d'autres questions ?


ursin a écrit:
Point pour l'heure messire Président


benjamin06 a écrit:
Bien. Je propose donc que nous écoutions désormais lesdits Bazin et Boniface Ryllas, témoins de la requérante.


Boniface Ryllas a écrit:
Boniface Ryllas arriva en retard. Ce n'était point facile de rejoindre Paris quand on n'était qu'un roturier, qu'on était haï en son duché et qu'on ne pouvait compter que sur soi-même. Il sourit à l'idée qu'il devait bien être sur le podium des angevins les plus détestés par leurs congénères.

Ryllas poussa la lourde porte de la salle d'audience. Smart en terminait. Il lui fit un signe amical de la main. Il aperçut aussi le Seigneur de la pommeray qui patientait, le salua de la tête et se rapprocha.


Bonjour Messire, vous aussi êtes là pour soutenir notre Duchesse bien-aimée dans cette épreuve?

Ryllas eu un rictus de plaisir et s'assit, attendant qu'on l'appelle. Bizarrement, il ne voyait pas Messire Bazin.
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:23

sieur Bazin a écrit:
Des bruits de pas dans la salle des pas perdus. Une porte qui s'ouvre à la volée. Et se détache dans l'encadrement de la porte le grand Bazin, ce génie des élections, cet être exquis et délicieux, le berger du peuple Angevin qui n'eut de cesse que de lutter avec fidélité pour le pouvoir légitime et élu. Il parcouru la salle, fit une légère courbette à destination du juge et du procureur, puis aperçu messire Ryllas, compagnon de lutte et messie Angevin.

Ah beau Ryllas ! Quel plaisir de vous revoir !

Bazin pris place près de son ami et attendit


benjamin06 a écrit:
Que sieur Bazin s'avance, et expose son témoignage à la Cour.


sieur Bazin a écrit:
Bazin avait trouvé en messire Ryllas un esprit brillant chez lequel il retrouvait un peu de son propre génie. Son usage acéré des mots et l'exquis plaisir qu'il mettait à pourfendre la médiocrité galopante des élites Angevines avait tout de suite plu à Bazin, qui trouva en Ryllas un louable disciple.

Bazin se leva et s'avança, et, tout en remarquant que le tapis d'un goût discutable était le même que lors de son précédent passage à la Cour d'Appel, déclara:


sieur procureur, noble juge, cher public,

Que dire d'autre !?! N'ai-je pas déjà tout dit dans ma magnifique plaidoirie en première instance ?


Bazin porte alors son regard sur Philipaurus et lui sourit. Quel grand poète, quelle âme sensible que ce Philipaurus. Bazin se dit qu'en ce moment ledit seigneur ne pouvait s'empêcher de faire résonner dans son étroite cervelle des discours aussi poignants que niais.
Et dire que bientôt il nous fera part à voix haute de ses mielleuses fadaises: "l'honneur…nianiania…ces petits rien qui soudent les hommes entre eux….nianiania.. le peuple…le bien de l'Anjou…blablabla". Il faudra lui ménager les humeurs si nous ne voulons pas le voir pleurer à l'audience.


Faut-il rappeler que si procès il dusse y avoir, ce fûsse devant la Haute Cour de Justice et non devant la Cour Angevine ?
Faut-il revenir sur cette mascarade du procès en première instance dont l'accusation n'eut jamais apporté nul élément à charge ? Condamnée sur de simples présomptions. Mieux, condamnée sur leur simple opinion mariant calomnies, diffamations et mensonges.
Certes non ! Car nous tous ici savons bien qu'il s'agit d'un procès politique.

Remarquez, c'est en droite ligne de leurs pratiques:


Tout en parlant, Bazin marchait, et, arrivant au côté de Philipaurus, posa sa main sur son épaule.

Messire Philipaurus ne nous a-t-il pas banni sans procès ? Ce fut le premier acte administratif de sa seconde usurpation du trône. Lui qui le jour d'avant dénonçait la bonne Duchesse Smarfluit comme une tyran pour avoir arrêté des insurgés… oups pardon, des pique-niqueurs.

Des insurgés accusant de trahison la détentrice légitime de la Couronne ducale, voilà qui est pour le moins cocasse ! Mais nous ne sommes pas là pour nous gausser des méfaits d'une bande de traîtres à l'Anjou, bien qu'ils déguisassent leur piètre minois sous un couvert de noblesse.


Bazin tapote de sa main l'épaule de Philipaurus

Bref ! Parlons peu, parlons lois.
Car si la justice d'alors fit peu cas de la loi et de la justice d'Aristote on est ici devant instance sérieuse.

Comme il fut souligné, et pour aussi absurde que puisse paraître une Constitution légalisant les révoltes, monseigneur Philipaurus a été reconnu régent, son acte étant légal.

Mais voilà ! La seconde révolte de monseigneur Philipaurus le Bienheureux – vous ne m'en voudrez pas mon cher de souligner votre caractère fleur bleue, qui est tout à votre honneur, à travers ce charmant sobriquet – n'eut rien de légale !

Car entre-temps la loi avait changée. Cet étron de Constitution qui légalise la trahison, avait été suspendu par décret. Et, afin d'assurer un cadre légal aux actions du Conseil et de protéger les biens et les individus, une série de décrets ont été promulgués. La seconde révolte tombait alors sous le coup du décret de lèse-majesté. Je laisse ici le noble procureur me demander plus ample information si besoin était.

Il est regrettable que le procureur Lamfhad confonde abrogation et suspension, et qu'il introduit ainsi un fait contraire à la vérité qui fut pourtant l'une des fondations de l'accusation. Il faut en effet 9 voix sur 12 pour modifier la Constitution. Mais une suspension ne la modifie en rien, et peut se faire par décret.
Emouvantes plaidoiries d'ailleurs, s'il eut s'agit de théâtre, c'est à n'en point douter !

Ainsi, aux yeux de la loi Angevine d'alors, Philipaurus ne fut donc qu'un vulgaire traître installé illégalement au pouvoir et dont ses sbires n'eurent pas plus de légitimité à exercer la justice que lui de se prétendre régent. Et le procès en première instance était tout ce qu'il y a de plus illégal.

Un gouvernement installé illégalement. Une justice orchestrée et tout autant illégale. Un acte d'accusation qui condamne l'une et relaxe l'autre – car pour les mêmes accusations, j'ai été relaxé; décidément, il faudrait une mauvaise foi démesurée pour trouver un seul élément plausible qui appuie la légitimité et la légalité du jugement de première instance !

J'en ai fini mes seigneurs.

Bazin fit une révérence à l'audience, à sa Duchesse, au juge et au procureur puis alla s'asseoir aux côtés de Ryllas. Il lui dit à l'oreille:

Le meilleur est à venir avec le bienheureux et surtout avec Gueule de Rat. J'ai écouté son témoignage dans l'affaire Mazarin à la salle d'à côté. Depuis que l'AAP a révélé leurs magouilles judiciaires et électorales, je ne peux que rire…


benjamin06 a écrit:
Cher Procureur, avez-vous des questions ? Si tel est le cas, nous appellerons le sieur Bazin à se représenter devant nous, bien qu'il m'eût semblé pressé de regagner sa place à la fin de son intervention...
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:25

philipaurus a écrit:
...encore un pas, les lettres étaient de plus en plus nombreuses, se détachant des murs et fermant le passage, ... le salut était en haut il fallait monter, phil ne sentait plus ses pieds... les murs se rapprochaient, le chemin était trop étroit ! Coincé phil ne pouvait plus reculer…
mille fois je suis passé par là... comment ai-je fait ?
l'étroit boyau enserrait désormais les tempes de phil, bouillantes d'angoisse.

..une main sur son épaule déchira la cloison, phil entrevit Bazin, puis la cour.. phil voulu parler.. , la fin semblait proche,
mon Dieu laisser moi le temps...
phil fit un geste,
je veux vous dire... je dois vous dire...
la douleur surgit de son ventre fut plus forte.
phil balbutia...

Je .. je vais revenir, je... je vais essayer...

phil regarda de nouveau Bazin, déçu de le trouver pour la première fois sans objectif, mauvais, lassant.
étais cela la mort ? le dégout de tout ?

...le visage de paki balaya tout, toujours aussi clair, attirant, vivant…
revoir paki... revoir la vie...toucher ce visage... sentir ses doigts dans ses cheveux, saisir sa nuque et se fondre...

...Pa-que-rette... ce nom rythmait les pas de phil, repoussant les murs glacés. Poussant phil à quitter très vite la salle d'audience et rejoindre le Lude.

...Pa-que-rette... ...Pa-que-rette... ...Pa-que-rette...


Paquerette a écrit:
Paquerette entra dans la salle en courant, sans voir qui que ce soit. Ce procès, mascarade, ne la concernait pas.

Seul Phil existait. Seul il était important. Le reste ne pouvait exister si Phil n'existait pas. Elle le rattrapa alors qu'il allait tomber.


Phil, mon Phil... Viens, rentrons au Lude. Laissons là tout cela, ils n'ont pas besoin de nous pour se battre et transformer l'histoire. Partons


ursin a écrit:
Pas de question pour moi merci.


benjamin06 a écrit:
Que vienne donc s'exprimer Boniface Ryllas.

S'adressant, plus bas, au procureur :

La salle me semble agitée ; sait-on ce qui se passe ?


JuJu a écrit:
Assis dans son coin, Juliano Di Juliani attendait que l'on vienne le chercher. Toutefois, une certaine agitation du coté de ses amis angevins lui firent foncer les sourcils. Il esperait que rien de facheux ne se passait
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:27

ursin a écrit:
Au président

Il semble que quelques personnes partie prenante dans cette affaire attendent leur tour de témoigner


Boniface Ryllas a écrit:
Boniface Ryllas, porte-parole de sa Grâce le Duc Tithieu Chandos de Penthièvre, à l’énoncé de son nom, se leva, parcourut d’un pas chaloupé le couloir que formait la disposition des bancs destinés au public. Arrivé à la barre, il retira son chapeau et s’inclina avec respect.

Messires les Juges,

C’est avec une profonde satisfaction que je me présente ce jour devant vous. Satisfaction parce que nous venons d’assister à ce qu’il se fait de mieux dans tout le royaume en matière de clairvoyance et de limpidité de la pensée avec le témoignage de Messire Bazin. Tout un chacun aura donc pu se rendre compte de la parfaite maîtrise de la réminiscence qui permet à Messire Bazin d’exposer avec brio une conception correcte des choses. Satisfaction car je vois enfin devant les yeux une justice, celle qui juge mais n’abdique pas devant les intérêts spécieux que l’on rencontre hélas trop souvent dans les duchés. C’est pourquoi avant toute chose, je souhaite que la Cour d’Appel n’ait point de concurrence en quelques lieux qu’il soit du royaume. Vous êtes les garants d’une justice que nous ne connaîtrions plus si, par malheur, les duchés en venaient à avoir la possibilité d’organiser par eux-mêmes leur propre Cour d’Appel. A moins que celle-ci ne soit une arborescence de cette Cour d’Appel, je n’y vois que des désavantages non seulement pour le peuple mais également pour l’image que vous reflétez.


Boniface Ryllas se tut quelques secondes pour réfléchir, inspira profondément et laissa aller sa pensée.

Que dire, Messires les Juges, après cette démonstration d’art oratoire et tant de facilité dans la prose si ce n’est que notre Duchesse bien-aimée, Smartfluid de Jurefacto, fut pour l’Anjou le symbole même de sa perte. Je ne vais pas recommencer à dénoncer les infractions au droit telles qu’ils furent déjà dénoncés par notre duchesse et Messire Bazin. Je m’appliquerais à rétablir la vérité quant aux conditions que nous subîmes pendant près de deux mois.

Tout le monde sait que le duché d’Anjou, porte de la Bretagne et au centre de forces multiples, tiraillé par ses contraires, est un duché excessivement difficile à diriger. Il avait trouvé en Smartfluid de Jurefacto, une duchesse dont la posture reflétait toute sa diversité et amenait une réflexion nouvelle sur l’avenir de l’Anjou. Réflexion qui bien entendu allait sur certains points à l’encontre des intérêts particuliers des vieilles familles angevines qui voyaient là leur pouvoir sur le Duché rogné.

J’ai fais partie de la liste AIR qui fut victorieuse. J’ai soutenue de toutes mes forces un programme élaboré par la duchesse et feu Sébastien Deldor de Plantagenest car j’estimais que celui-ci était un premier pas, point trop brutal, pour une renaissance de l’Anjou après sa tentation indépendantiste. Ce programme permettait au futur Duc, ici en l’occurrence Duchesse, de rassembler l’Anjou au nom de la figure lumineuse du Duc ainsi qu’il en est nécessaire lorsque l’on souhaite des résultats de toutes actions entreprises. Non seulement nous avions convaincu le peuple mais nous avions réussi la prouesse de convaincre nombre de notables sur notre seul programme. Pourtant les vieilles familles angevines n’eurent de cesse de nous dénoncer et de nous rabrouer. Mêlant mensonges et mauvaise foi, il n’y avait pas une minute que la duchesse bien-aimée Smartfluid de Jurefacto officiait en qualité de Duchesse qu’elle fut attaquée, vilipendée, calomniée sans un seul moment de répit. Tous les jours nous étions submergés de questions insidieuses, d’interrogations fallacieuses, de sournoises rumeurs qui nous empêchèrent de travailler sereinement au bien de l’Anjou. Ces attaques frontales eurent l’effet escompté puisque le Conseil n’avançait pas dans sa démarche et des tensions se créèrent au sein du Conseil. Le Duc de Lude ici même pourrait témoigner des incessantes pressions politiques que la Duchesse bien-aimée Smartfluid de Jurefacto dues subir pendant tout le premier mois de son règne. Moi-même, jeune conseiller pour la première fois, je n’en fus pas épargné.

Mensonges éhontés, divulgation d’informations confidentielles, manipulations politiques scabreuses, insultes envers la couronne ducale, grève organisée de la Police de Saumur, déclaration unilatérale de la Maire de Saumur Patity de Chandos de sécession de la ville, démission en cascades pour mettre en péril le conseil, etc…Tout y passé. Jusqu’au fameux pique-nique organisé par Kilia de Chandos depuis son Château. Quelques craonnais, une once de fléchois, une pincée de saumurois se sont présentés devant le Château pour pique-niquer !! Laissez-moi rire. Non seulement ils nous auront tout fait mais en plus ils voudraient nous prendre pour des imbéciles. D’autant que des sources nous indiquaient que certaines personnes avaient tenté de les recruter pour une révolte. La réponse fut à la hauteur du péril pour le duché d’Anjou que sa Majesté le Roy avait eu la bienveillance dans sa grande bonté de placer entre les mains de notre Duchesse bien-aimée Smartfluid de Jurefacto. Garde-à-vue et procès pour ceux dont les preuves de trahison envers le duché et de trahison de leur allégeance n’étaient plus à faire
.


Ryllas s’approcha du Duc de Lude, qui paraissait bien mal en point.

Comment le Duc de Lude, qui avait participé au début à la liste AIR, qui avait soutenu notre Duchesse bien-aimée Smartfluid de Jurefacto, a-t-il pu ainsi, d’un seul coup d’un seul, sans crier gare, retourner à ce point sa chemise ? Opportunisme en prenant la tête de la régence, égoïsme en sentant que tout était perdu et qu’il fallait sauver ses propres meubles? Nous ne sommes pas dans sa tête. En tout cas, très mauvaise appréciation de la situation. Le Duc de Lude met en exergue que l’unité de l’Anjou fut menacée. Certes mais par qui ? Et qui est à même de symboliser l’unité de l’Anjou si ce n’est le Duc ? Messire Philipaurus croit dans sa grande naïveté que l’unité de l’Anjou, c’est le peuple !! C’est assurément une fausse idée. Le peuple par essence est divers et pluriel. Il ne peut symboliser l’unité de l’Anjou. Celle-ci ne peut être qu’une conception fondée soit sur une image soit sur une notion. Il est évident à vos esprits perspicaces, Messires les Juges, que seul le Duc, dont la symbolique est très forte, est à même de symboliser cette unité et qu’à ce titre, il doit être le premier préservé des contingences. D’autre part, sur environ 1500 habitants, il y avait moins de 10% de révoltés ! Quid des 90% qui restent ? Le Duc de Lude a-t-il pris en compte cette donnée ? S’est-il souvenu que la liste AIR avait recueilli plus de 50% des voix à des élections parfaitement valables et transparentes ?

Boniface Ryllas regardait le Duc de Lude qui tournait de l’œil.

Quoiqu’il en soit et comme nous le savons tous. Il ne peut être remis en cause impunément la décision du Roy d’avoir intronisé notre Duchesse. Ce serait alors dire que le Roy s’est trompé ! Cela se peut-il ? Je vous pose la question Messires les Juges ?

Boniface Ryllas attendit quelques secondes avant de reprendre.

Pourquoi alors vous raconter tout cela? Parce que le procès intenté par les félons envers notre duchesse bien-aimée Smartfluid de Jurefacto est l'exemple même du procès politique comme il s’en passe souvent, hélas, dans les duchés du Royaume. Et c’est pourquoi Messires les Juges, je faisais l’apologie de la Cour d’Appel en ce début de témoignage non pour vous complaire mais parce qu’il appert que de vraie justice, elle n’en existe qu’ici et non point dans les duchés, en particulier celui de l’Anjou. Il suffit de prendre connaissance de l’affaire Mazarin qui se juge justement dans la salle d’à côté pour embraser ce problème dans son ensemble. Et c’est pourquoi j’ai toute confiance en vos jugements sur un procès inique tant sur le plan de droit constitutionnel angevin que sur le plan de la morale.

Boniface Ryllas s’inclina à nouveau pour faire montre qu’il en avait fini et attendit quelques secondes pour savoir si de questions il y avait.


benjamin06 a écrit:
Cher Procureur, désirez-vous demander complément d'information au témoin ?
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:28

ursin a écrit:
oui monsieur le président,
Les conseillers qu'ils étaient avaient ils eu vent de la révolte ?
Et peut il nous éclairer sur l'introduction d'armée ennemis an Anjou pour Assoir le pouvoir de la prévenue ?


Boniface Ryllas a écrit:
Ryllas se tourna vers le procureur pour entendre ses questions.

Les conseillers qu'ils étaient avaient ils eu vent de la révolte ?

Ryllas ne put s’empêcher de sourire.

Monsieur le Procureur, l’une des raisons également pour laquelle j’ai réexpliqué la chronologie des évènements et la montée en pression qui s’installa est justement pour mieux faire appréhender les conditions psychologiques dans lesquelles nous nous trouvions et les éléments du puzzle qui s’assemblaient pour plonger l’Anjou dans une guerre civile. Bien entendu que nous savions qu'une révolte était imminente!! Non seulement nous mais vraisemblablement le royaume entier puisque la situation avait été décrite à la chambre des feudataires.
D'ailleurs les insurgés ne s'en cachaient pas, et parmi eux des conseillers ou ex-conseillers ayant fraîchement démissionnés ! Dame Kilia et sa sœur Patity, maire de Saumur, avaient même tenté de tromper les saumurois avec une lettre leur promettant un "feu d'artifice à Angers".

Croyez-vous sincèrement que lorsqu’on aperçoit des pique-niqueurs avec des troncs qui défoncent les portes du Château ainsi que tout le monde a pu le voir de ses propres yeux, cela soit pour nous convier à faire risettes sur la pelouse ? Je vais vous conter ce que j’ai vu autant que ma mémoire puisse s’en souvenir : Les pique-niqueurs grondaient de plus en plus. Certains ne disaient rien, d’autres hurlaient. Les portes du Château étaient closes. J’étais venu parler pour protéger la duchesse Smartfluid. J’ai remarqué que Kilia était là, je suppose qu’elle a dû m’apercevoir, j’en ai déduis compte tenu de l’importance de son statut qu’elle était à la tête du mouvement. Certains s’affairaient avec un tronc de bois pour défoncer les portes, d’autres tentaient d’ameuter les habitants d’Angers.

http://imageshack-france.com/out.php/i33404_peuplegronde.jpg


Croyez-vous que lorsque des messages furent placardés en place publique appelant à la révolte, ce soit pour faire des galipettes dans les champs ?
http://imageshack-france.com/out.php/i33406_preuvedunervolteenprep.jpg
http://imageshack-france.com/out.php/i33422_appellemanifestation2.jpg

Croyez-vous que lorsque des agitateurs s’expriment de cette manière, cela soit pour vous convier à une partie de croquet ?
http://imageshack-france.com/out.php/i33410_traitresseflone.jpg



....

Un silence se fit dans la salle. Puis le Procureur s’essaya à une ultime question.


Peut il nous éclairer sur l'introduction d'armée ennemis an Anjou pour Assoir le pouvoir de la prévenue ?


Monsieur le Procureur, vous me permettrez de vous corriger en soulignant que l'on ne dit pas « asseoir le pouvoir de la Duchesse » mais bien "préserver le pouvoir de la Duchesse légitime Smartfluid de Jurefacto". Pouvoir qui, je vous le rappelle, lui fut attribué à la fois par le peuple qui votèrent massivement pour la liste AIR, à la fois par les conseillers qui désignèrent Smartfluid de Jurefacto comme leur future Duchesse et enfinà la fois par le Roy qui part le serment d’allégeance que presta notre Duchesse bien-aimée l’intronisa et lui donna donc gestion du Duché d’Anjou en toute connaissance de ses capacités. La duchesse Smartfluid de Jurefacto- que l'on m'accorde assez de vie pour toujours la servir - n'est pas une vulgaire criminelle qui vient de faire un coup d'état; elle est une noble dame qui eut malheur d’avoir la plus belle vision politique sur le destin de l’Anjou que l’on ait vu depuis longtemps mais qui, de ce seul fait, se mit à dos une clique d’instigateurs qui refusaient là la fin de leurs prébendes.

Lorsque vos propres conseillers refusent d'agir, complotent ouvertement dans votre dos, lorsque votre armée se mutine, lorsque la capitale compte plus de bretons que d'Angevins et que tous les efforts sont concentrés à la capitale pour repousser les assauts, lorsque la maire de Saumur déclare sa ville ville-franche

http://imageshack-france.com/out.php/i33416_romprelationavecleduch.jpg

et lorsque vos nobles n'obéissent pas à leur serment, que reste-t-il au pouvoir légitime pour tenter de ramener l'ordre ? Oui messire juge: l'appel à l'aide aux contrées amies.

Et qui parle d'une armée ennemie ?
Le Poitou n'était pas notre ennemi. Au contraire, sous le mandat de la Duchesse Smartfluid de Jurefacto - que ses cheveux folâtrent au vent d’otan dans la douceur printanière- les deux contrées étaient en paix et les relations étaient cordiales et empruntent d’une amitié sincère entre les deux gouvernements. Et puis, l’armée du Poitou ne fait-elle pas partie du Royaume de France ? N’est-ce point aussi par la volonté du Roy, qui en échange du serment d’allégeance offre protection à ses ducs, que l’on puisse ainsi s’appuyer sur les duchés amis. Demande-t-on des comptes aux Ducs qui, lorsqu'ils sont en guerre contre leur voisin, font appel aux armées amis? Nous étions en guerre, l'Anjou était plongé dans une guerre civile et l'armée angevine trompée par Messire Gerfried, que la honte le submerge, avait fait défection. Notre Duchesse bien-aimée a là encore fait montre de tout son savoir faire sachant les velléités et vieilles rancœurs de certains angevins devant le pouvoir royal en préférant adresser une demande d’aide au Poitou plutôt qu’à l’Ost Royal comme cela lui aurait été possible et vraisemblablement plus…conforme aux règles.


sieur Bazin a écrit:
Peut-être bien que l'on sentit dans la salle quelque remous d'agitation. A qui un acquiescement bruyant, à qui une exclamation ébahie. Comment pusse-t-il être autrement qu'un public séduit par si joli et si juste discours ? Qui ne pouvait être conquit par ce messie Angevin faisant l'apologie sensée et raisonnée du pouvoir royal et de là, celui de la couronne ducale.
Quoiqu'il en fut, messire Bazin se leva et applaudit:


Bravo !

Bazin fait volte-face et s'adresse à l'assistance


Ce génie n'avait-il pas impérialement décrit le mal qui ronge les comtés et duchés ? Ces nobles et notables se vautrant dans la fange de Conseils de mauvais aloi, spoliant de leur lois criardes et de leur collégialité les Comtes et Ducs de leur autorité. N'a-t-il pas dit, sinon avec plus de justesse, si le Roy est la France, à son image la Duchesse est l'Anjou.

Messire Ryllas, comme vous avez su démontré brillamment que les vrais criminels se sont ces nobliaux angevins sans envergure ni ambition qui ont lamentablement piétiné les lois sacrés de notre bon Sire le Roy en nos états féodaux !
Ce sont Philipaurus le bienheureux, Paquerette, Killia, ce sont Tithieu le fourbe et Gerfried le hutin et les autres qui foisonnent en toute place; ce sont ces méchants-là qui devraient comparaître devant un tribunal pour leur trahison à la morale et au Roy ! Leur seule noblesse réside dans leurs titres qu'ils se sont attribués parmi; car en vérité ils sont la plaie du Royaume, enlisant duchés et comtés dans un marasme de médiocrité et affaiblissant toujours plus l'autorité du Roy et des seigneurs ses vassaux.
Qu'ils soient maudits pour avoir verrouillé les arcanes du pouvoir avec leur lois législatives qui leur assurent un contrôle définitif comme en Touraine, en BA, en Provence, en Orléanais et en milles places d'ailleurs.

Rions ! Eux qui accusent la grande Duchesse Smartfluid de Jurefacto - que son sourire fasse voguer les coeurs de l'Anjou sur les chemins de la béatitude - d'avoir demandé de l'aide au Poitou ont fait sortit tous les inventaires du duché pour le Maine en laissant l'Anjou sans rien, à la merci d'une attaque, afin d'empêcher le pouvoir légitime de revenir à sa place et de s'y maintenir. Grand bien fasse au Bienheureux d'avoir quitter la salle; il n'aura pas subit sa déchéance publique transpirant dans l'excellent discours de messire Ryllas.

Chapeau bas messire !
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:30

benjamin06 a écrit:
Sieur Bazin, je vous appelle au silence !

Ne parlez que si vous en avez l'autorisation expresse de moi-même ; votre comportement est à la limite de l'acceptable, et je ne saurais l'accepter une seconde fois...


Marquant une pause, puis se tournant vers le procureur :

Vous reste-t-il une question, sire Ursin ?


ursin a écrit:
oui quelques questions encore bien sur!
Comment considérez vous la première régence suite au premier renversement de la Duchesse Smartfluid ?
Par ailleurs une dernière question qu'avez vous fait pour empecher la seconde révolte.
Enfin j'attendrai monsieur le Président que soit citer a comparaitre le prévot des maréchaux d'Anjou qui était en place lors de la seconde révolte.


benjamin06 a écrit:
Le juge marqua son début d'impatience, dûe au silence du témoin, par quelques raclements de gorge.


Boniface Ryllas a écrit:
Ryllas releva la tête alors qu’il était perdu dans les tréfonds de sa pensée. On venait de lui transmettre un parchemin sur lequel était apposé le sceau ducal :

Citation:


Au nom du Peuple Angevin,
A tous présent et advenir, salut.
Nous, Tithieu Chandos de Penthièvre, Duc d'Anjou par la grasce Divine et par la volonté populaire annonçons par la présente publication que:

-Messer Boniface Ryllas, résidant à Angers, jusqu'alors Porte-Parole, est investi des fonctions de Juge, suite à la démission de Blademaster de Dénéré.

Qu'on se le dise, par monts et par vaux.

Faict à Saumur, ville assiégée, le 22 Mars 1456.
Tithieu Chandos de Penthièvre
Duc d'Anjou

Dans mon Verre et dans mon Coeur, l'Anjou apporte le Bonheurdevise officielle de l'Anjou




Il rangea le parchemin dans sa chemise.

Messire le Juge, mon cher collègue de la cour d’appel,

Veuillez m’excuser de ce silence mais la vie m’a appris qu’il valait mieux prendre son temps pour réfléchir, penser, jauger, peser plutôt que dans se lancer sans retenue. Je tentais d’éclaircir mes pensées et de dégager de mes souvenirs la substantifique moelle qui va vous permettre d’y voir claire dans cette sombre machination politique.

Messire le Procureur,
A la question comment je considère la première régence, ma réponse sera aussi transparente que peut l’être la parole du Très-Haut.

Il a été considéré que la première révolte était légale.
Permettez-moi de soumettre à votre sagacité quelques points de détail juridique.
Il faut d’abord considérer la Constitution angevine comme un simulacre de Constitution. Elle est tellement ridicule, obscure, incomplète et trop large, bourrée de lacunes, disant tout et son contraire qu’il faudrait la déclarer de facto caduque. Je faisais partie d’une liste ducale aux dernières élections qui avaient pour programme trois points essentiels :
1/abroger la Constitution
2/ créer une puissante armée
3/ libérer le commerce des grilles de prix.

Ces trois points se suffisent à eux-mêmes pour sentir le vent de la modernité et faire d’un mandat une réussite. Et c’est tellement vrai que depuis la chute de notre Duchesse bien-aimée, le Duc suivant Vadikura essaya de changer la Constitution en créant un groupe de travail. La Duchesse suivante ne le remit pas sur le tapis bien qu’elle y avait travaillé sous le règne de la Duchesse Kilia. Puis à nouveau dans ce conseil sous le règne Ô glorieux du Grand Cornac Tithieu Ier- que son dernier œil ne soit point vitreux - la révision de la Constitution est de nouveau sujet d’actualité. C’est vous dire si cette constitution est bancale et si l’urgence de l’action en fait un sujet récurrent.

Ainsi donc cette première révolte se fondait sur un article de cette constitution tellement étrange qu’elle prévoit même la possibilité de se révolter contre le Duc en place !!! Mais dans quel monde vivons-nous ?!!

Je vous lis les articles :


Ryllas sort de sa manche un long parchemin et le déroule.

Citation:
Titre X : Des situations d’exceptions
Article X.1. Etat de siège
Article X.1.k
Le Conseil, même déposé suite à une révolte, demeure le détenteur de l’autorité suprême sur l’Anjou. Un Conseil installé par la force, dans le cadre d’un état de siège déclaré, ne peut être reconnu comme légitime, sauf en cas de révolte comprenant un ancien Duc D'Anjou légitimement élu suite aux élections ducales. Obéir au faux Conseil des usurpateurs ou désobéir au Conseil déposé, est un crime de Haute Trahison.

Article X.1.l
Si le Conseil se fait renverser, ce dernier continuera à gouverner, et l’armée lui devra toujours allégeance, sauf en cas de révolte comprenant un ancien Duc D'Anjou légitimement élu suite aux élections ducales. Tous les moyens devront être réunis pour réinstaller le Conseil au pouvoir.




Y comprenez-vous quelque chose ? Probablement, comme moi, que ces articles, dans l’esprit du législateur…

Boniface Ryllas, dont le timbre de voix avait cru d’un seul coup, appuya volontairement sur « dans l’esprit du législateur »

… avaient été rédigés en cas de prise de château par une armée ennemi ou des pillards organisés alors que nous aurions été en Etat de siège afin de donner un cadre légal à une contre-révolte pour reprendre le château. C’est pourquoi il avait été spécifié « sauf en présence d’un ancien Duc légitimement élu ». Mais, les félons, les traitres à leur suzeraine ont pris prétexte de cet article, pour déposer le pouvoir que le Roy avait placé dans les mains de notre Duchesse bien-aimée Smartfluid de Jurefacto. Dès lors, cela voudrait dire que chaque ancien Duc d’Anjou pourrait légitimement se révolter contre le pouvoir en place c'est-à-dire contre la volonté du Roy !! Il me semble que si le Roy avait connaissance d’une telle infamie, il ne donnerait pas un mois à l’Anjou pour réviser sa Constitution !

Le Sieur Philipaurus a donc légitimé son action de révolte révoltante sur la base dune interprétation partielle et abusive de la loi qui allait à l'encontre de ce que le législateur avait voulu mettre en place. Il ne pouvait donc être considéré que comme un félon !

Cette révolte aurait d’ailleurs dû être invalidée par les services du Roy qui n’aurait pas dû accepter l’allégeance de Philipaurus. Au contraire, la réaction saine et naturelle des services du Roy aurait dû être d’envoyer immédiatement une lance royale ou tout le moins de demander à l’armée Poitevine d’intervenir à sa demande pour faire rétablir l’ordre au plus vite et remettre la Duchesse bien-aimée Smartfluid de Jurefacto sur le trône. Cela aurait montré la puissance du Roy et que nul ne peut, à l'envie, contrevenir à sa volonté.

Voilà Messire le Procureur comment il eut fallu considérer la première régence.



Ryllas reprit sa respiration quelques instants puis dans un souffle titanesque qui rappelait les temps messianiques, conta ses souvenirs en agitant bras et mains.


Votre seconde question est tout autant pertinente Messire le Procureur.

Grâce au génial Bazin qui a su fédérer la Capitale, Ô Angers, fière et heureuse cité, à qui il a été octroyé, parmi toutes les villes d’Anjou, le privilège de défendre le Château, sa suzeraine et les volontés du Roy, la population s’est unie comme un seul homme, laissant tomber faux, faucilles, couteaux, guêtres et coutils pour se draper dans les habits des Justes, prenant bâtons, épées et allant faire barrière au complot et à la tyrannie des vieilles familles angevines. Ainsi, le peuple dans son ensemble n’a pas pris un seul des postes de maréchaux proposés ce jour et a attaqué en masse le château, mettant en déroute les restes de la bande de félons. Hélas, trois fois hélas, ces lâches avaient préparé leur coup et, après avoir vidé le Duché de ses ressources vitales en fer, en pierre et en or, s’enfuirent à l’étranger pour les mettre à l’abri, laissant le bon peuple et le pays angevin tout entier au bord du Chaos économique. Mais cela ne suffit pas à abattre la détermination du peuple, qui, harangué par la verve et la justesse des propos du génial Bazin et subjugué par l’aura charismatique de sa duchesse bien-aimée Smartflui de Jurefacto, défendit bec et ongles tous les soirs chaque parcelle du château. Nous étions à cet instant précis tous comme des frères, des frères de sang angevin qui luttaient contre les forces du grand Mal. Il ne tint finalement qu’à la nouvelle traitrise du prévôt en place, Mckagan, qui, succombant à la tentation du Haut Mal, annula au milieu de la nuit tous les postes de Maréchaux laissant le château sans défense, à la merci des sordides forces destructrices, rompant par cet acte outrageant de l’Histoire, le lien qui unissait tous les hommes de Bien.


Ryllas s’inclina pour signifier qu’il en avait fini.
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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:38

benjamin06 a écrit:
Merci à vous pour ces précisions, dit le juge, tout en ajoutant quelques mots sur son papier de prises de notes. Puis, se tournant vers le procureur : Avez-vous quelques questions auxquelles le témoin ci-présent, le Prince de Fontainebleau, pourrait apporter réponse ?


smartfluid a écrit:
Smartfluid était restée silencieuse tout le long des auditions de témoins. Elle avait suivi certains regards, ignoré certains autres et rendu sourires ou marques d'affection à qui lui en avait donné. L'appel touchait, à présent, à sa fin et elle attendait impatiemment la dernière intervention du procureur général.


benjamin06 a écrit:
Regard insistant sur le procureur, dont la réflexion semble profonde - du moins est-elle assurément longue...


ursin a écrit:
Messire président, j'attends toujours le témoignage du prévot de l'epoque voyez vous.
Je n'ai point d'autres questions pour le Prince de Fontainebleau.


benjamin06 a écrit:
Nous contacterons le prévôt afin qu'il se présente à nous en fin d'audience.

Pour l'heure, nous remercions le sire di Juliani de s'être présenté à nous, et nous appelons ledit Alberic, juge ayant rendu le verdict lors de la prime instruction, afin qu'il expose sa défense.


JuJu a écrit:
Bien.

J'espère que mes propos vous ont éclairés.

Il se leva et alla s'assoir dans la salle à l'écoute de la suite de l'audition.


Alberic a écrit:
Albéric venait d'être informé de l'avancée du procès en appel de la Ducaillonne, il relisait les pièces du dossier, les minutes du procès et souriait gravement.

Il entra dans la salle et s'approcha de la barre.

Juge et procureur d'Anjou à plusieurs reprises il aimait l'ambiance feutrée des tribunaux, ces instants où des hommes devaient avec distance et calme rendre justice au nom du peuple, au nom du Roy.

Pourtant dans cette cour d'appel, il sentait une ambiance malsaine, une impression bizarre, une lourdeur, une absence de sérénité dans certains débats.



Monsieur le Juge, Madame, Messeigneurs,

Nous voici donc 6 mois après les faits à devoir évoquer le cas d'une triste page de l'histoire Angevine.
Une page marquée du sceau de la tristesse, du déchirement, de l'incompréhension…

Le peuple Angevin, vous le savez tous était un peuple fier, fier de sa liberté, fier de ses droits, fier de sa fidélité à son Roy. Cette fierté se retrouvait dans l'unité qui caractérisait ce peuple. Un peuple joyeux et fier, voilà comment l'Anjou pouvait être caractérisé.

Je ne vais pas reprendre le cours de toute l'histoire mais ce peuple a souffert d'une incompréhension qui a conduit à l'envahissement de ses terres par l'Ost Royal. A compter de ces funestes évènements, tout ce qui touchait à l'unité de notre peuple a pris une importance vitale aux yeux des Angevins.

A l'été 1455, le peuple n'a pas su trancher entre les deux listes qui se sont présentées à ses suffrages et pour quelques voix, Dame Smartfluid est devenue Duchesse d'Anjou sans disposer de majorité à son conseil.

Les semaines ont passé et celle qui fut surnommée la Ducaillonne a peu à peu, par ses décisions, et son isolement, fait le choix de la rupture faisant gronder le peuple et monter la colère.

Nombre d'Angevins ont tenté de ramener notre Duchesse sur le chemin de l'unité mais elle s'est entêtée, s'isolant de plus en plus perdant progressivement le soutien de ses conseillers y compris ceux de sa liste, empêchant les Conseillers d'accèder au Conseil, et enfin au comble de l'ignominie, en ce funeste mois de septembre en arriver, pour museler son opposition à faire incarcérer sans jugement, et avec l'appui inexpliqué des autorités du Royaume, ceux qu'elle a considéré comme opposants, les laissant croupir au fond des geôles angevines.

Le reste de l'histoire vous le connaissez déjà... l'acte d'accusation, les minutes du procès sont pièces suffisantes pour vous permettre de comprendre pourquoi celle qui fut notre Duchesse fût mise en accusation, jugée puis condamnée.

Douce condamnation aux dires de bien des Angevins qui m'ont reproché ce simple bannissement.

Aujourd'hui 'hui, celle qui a trahi son peuple, dégarni les défenses des villes de son Duché, fait appel à la soldatesque étrangère au Duché, incarcéré sans procès ses opposants, demande révision de son procès !

Cette qui a brisé l'unité de l'Anjou, celle qui après avoir fait appel aux troupes Poitevines contre son peuple et qui y a, depuis, mené carrière, sans doute pour services rendus, vient contester à la justice Angevine, le droit de la juger ?

Monsieur le juge, Madame, Messeigneurs,

Rendre la Justice, ce n'est pas seulement se battre entre juristes, discuter pendant des heures sur des points de Droit... ce n'est pas seulement réaliser un travail intellectuel aussi brillant soit-il, rendre la justice c'est d'abord aller à la rencontre de ceux qui viennent demander justice, comprendre leurs attentes, mesurer leur angoisse, leurs souffrance, leur détresse et bien souvent, leur redonner espoir et confiance dans cette magnifique institution.

Être magistrat, c'est avant tout servir la Justice, ce n'est pas s'en servir !

Nous sommes malheureusement habitués à ce que nos magistrats aient oublié, quand ça les arrange, que rendre la justice ce n'est pas seulement appliquer strictement les lois, mais aussi faire en sorte que Justice soit rendue. C'est ce que j'ai l'immodestie de prétendre avoir fait en jugeant Dame Smartfluid.

Albéric s'inclina légèrement puis attendit les éventuelles questions de la Cour
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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:41

Boniface Ryllas a écrit:
Boniface Ryllas s'agitait sur le banc pendant le témoignage d'Alberic de Penthièvre. Il vit Bazin pouffer de rire à la conception abracadabrantesque d'Alberic de Penthièvre de la Justice.
Il se tourna vers lui et discrètement lui soufla mot.


A vous êtes comme moi, Messire Bazin, tout ceci ferait rire si ce n'était pitoyable.
Ainsi donc selon un homme qui a représenté la Justice de son Duché, il suffirait d'aller sur les marches du Palais de justice avec quelques manants que l'on aurait payés crier "hou hou à mort" pour que le Juge comprenne qu'il faille mettre à mort!

Ce n'est plus de la Justice, c'est un tribunal révolutionnaire!

Pourquoi ne pas faire un sondage aussi tant qu'on y est! Voilà la solution, Messire Bazin. Ainsi le rôle du Juge serait d'avaliser les résultats du sondage et de prendre décision de Justice, si on peut encore l'appeler ainsi, en fonction de ces résultats-là! Ce n'est plus d'un Juge que l'on a besoin mais d'un statisticien!

C'est vraiment cocasse. Je comprends mieux que la Justice angevine soit dans l'état dans lequel je l'ai trouvée. Une justice de copains, un justice qui fait la part belle au clientélisme.


sieur Bazin a écrit:
Et répondant à messire Ryllas

Certes, certes, ami. Mais taisez-vous donc: avec un peu de chance on aura du rab' de ce truculent discours. Entendre de cet Angevin "fier de sa fidélité à son Roy" et "Être magistrat, c'est avant tout servir la Justice, ce n'est pas s'en servir" c'est du grand art ! J'ai difficulté à contenir le rire. Voyez, les yeux m'en pleurent.

Ce fol aura bonne place dans mon recueil des perles que je tiens depuis moultes années.


Alberic a écrit:
Albéric entendit les ricanements de Bazin et Ryllas. La clique de la Ducaillonne était réunie et ne pouvait sans doute être qu'en train de faire la seule chose qu'ils savaient faire ; médire, mépriser, calomnier, insulter...

Il se tourna vers les deux pitres et haussa tristement les épaules.


ursin a écrit:
Le Procureur Général était ulcéré par les interventions des témoins de la requérante, nous n'étions point ici sur les tréteaux de quelques foires politiques, mais en l'enceinte de la Cour d'Appel
Messire Président je vous en prie faites les dont taire


smartfluid a écrit:
Smartfluid avait écouté attentivement le mari de la principale instigatrice de cette rebélion, curieusement nommé juge dans son procès en première instance.
Elle ne fut pas étonnée de l'entendre justifier ses actes par un argument de bien-être pour le peuple. Au pire...pour le bien de son propre couchage, lequel aurait sûrement été moins satisfaisant s'il n'avait soutenu les idées de sa tendre épouse la Duchesse Kilia, actuellement en pleine audience d'appel pour participation à l'attaque du Maine dans une armée. un coup on gagne, un coup on perd, pensa-t-elle.


benjamin06 a écrit:
J'aimerais rappeler que nous sommes ici dans une salle d'audience, dans laquelle doit régner le calme ; et que pour que ce calme soit conservé, les bavardages sont fortement déconseillés...

Il se tourna alors vers Ursin.

Sire procureur, auriez-vous une question à poser à Albéric ?


ursin a écrit:
Oui je reprends les termes du témoin

Citation:
Nombre d'Angevins ont tenté de ramener notre Duchesse sur le chemin de l'unité mais elle s'est entêtée, s'isolant de plus en plus perdant progressivement le soutien de ses conseillers y compris ceux de sa liste, empêchant les Conseillers d'accèder au Conseil, et enfin au comble de l'ignominie, en ce funeste mois de septembre en arriver, pour museler son opposition à faire incarcérer sans jugement, et avec l'appui inexpliqué des autorités du Royaume, ceux qu'elle a considéré comme opposants, les laissant croupir au fond des geôles angevines.


Pourriez nous expliquer cela messire ?

Par ailleurs au vu du témoignage du prince de Fontainebleau, aviez vous conscience en mettant la requérante en accusation que vous pouviez outrepasser les droits de la régence ?

philipaurus a écrit:
phil se leva et pris la parole pour s'adresser respectueusement mais sans fausses flatteries au procureur

Je vous prie de m'excuser mais suite a un malaise j'ai du quitter un instant la salle d'audience et j'ai du mal à vous suivre.

il me semble avoir entendu le Prince déclaré :

Par affaires courantes, j'entends donc : l'entretien des mines, le versement des salaires, l'application des lois déjà établies dans son duché, la défense et la protection de l'Ordre en fait également partie. Mais en aucun cas, la législations ou la prise de décision entrainant un changement pour la province.

En vous écoutant je ne comprends plus, Quelqu'un à t il, en mon absence, fait état de quelconques modifications de "la legislations ou la prise de décision entrainant un changement pour la province" décidées par notre régence ?
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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:45

benjamin06 a écrit:
Se penche vers un page, afin d'obtenir le nom de la personne qui vient de s'exprimer. Puis se relève, et, d'un ton autoritaire, mais aussi respectueux :

Sire Philipaurus, nous sommes dans une salle d'audience, et la parole est au sire Albéric, qui doit répondre à une question du procureur général. Pour que la présente instruction se déroule de manière convenable, il est essentiel que personne ne vienne troubler l'échange qui s'installe lorsqu'un intervenant à qui la parole a été donnée s'apprête à répondre à une question d'un des officiers de la cour.


benjamin06 a écrit:
Toussote.

Sire Albéric ?


Alberic a écrit:
Albéric sortit des pensées où il s'était laissé aller... et se tourna vers le Procureur

Monsieur le Procureur,

La Duchesse Smartfluid a en effet fait incarcérer sans procès un certains nombre d'Angevins, dont je suis.
(IG statut en prison sans qu'il n'y ait eu procès !!!)
Vous pouvez aisément comprendre que l'arrestation de personnalités angevines sans procès n'a pu se faire sans l'accord des plus hautes autorités du Royaume.

Pour répondre à votre seconde question, je crois que Monseigneur Philipaurus, le Régent, a répondu à votre question. En période de crise, la justice ne s'arrête pas...


JuJu a écrit:
Perdu dans ses pensées, le vieux Prince écoutait pourtant attentivement ce qui se racontait. Notamment les propos du sieur Alberic. Et fouillant dans sa mémoire, Juliano, n'arrivait pas à se rappeler avoir validé ou transmis une demande d'emprisonnement direct d'angevins durant cette période. Mais bon apres tout il n'était pas omniprésent et peut etre que cette demande avait éventuellement court circuité la procédure habituelle.


smartfluid a écrit:
En entendant les paroles du Penthièvre, mari de l'instigatrice de la révolte, mais aussi juge de son non-procès, Smartfluid se leva d'un bond.

Monsieur le procureur, si vous me le permettez, j'aimerais rétablir la vérité sur ces propos auxquels il manque quelques petits éléments non négligeables sans lesquels on ne peut comprendre ni admettre les motivations de cette action.

Et elle attendit qu'on lui donne un droit de réponse, debout, le regard glacial qui transperça, sans le voir, l'individu qui se qualifiait de juge juste alors que sa parole, devant un tribunal royal, ne reflétait qu'une part bien subjective de la réalité.


ursin a écrit:
Je remercie sa Grace Albéric de sa réponse.
Si Monsieur le président n'y voit pas d'inconvénient nous écoutons Dame Smartfluid.


benjamin06 a écrit:
Ecoutons donc la baronne Smartfluid, si cela sied au sire Ursin...

benjamin06 a écrit:
Tapote des doigts son pupitre, en attendant que la baronne brise le silence...


smartfluid a écrit:
Je vous remercie Monsieur le Juge, Monsieur le Procureur.

Ce qu’il faut savoir si l’on veut comprendre les raisons de cette arrestation, c’est le contexte politique dans lequel était plongé l’Anjou au moment de cette mise en garde à vue collective. Je tiens d’ailleurs à préciser qu’il ne s’agissait pas, contrairement à ce que le Juge Alberic prétend, une mise en prison sans procès. Je comprends que la nuance soit subtile pour un néophyte mais de la part d’un juge qui vient nous donner des leçons de droit en cour d’appel, la nuance devrait lui sauter aux yeux.

Donc, comme cela fut mentionné par les différents témoins, il y avait derrière cette rébellion une nette opposition de la noblesse angevine, dont la majeure partie des nobles sont des Chandos et des Penthièvre.
Comme nul ne l’ignore plus, les deux familles ont toujours occupé une place prépondérante dans les questions diplomatique et politiques en Anjou et elles ont fini par s’y imposer par une succession de Ducs occupant des mandats successifs. Dès lors, quoi de plus logique que de retrouver une opposition rebelle à une ingérence dans ce qu’il pensaient être leur jardin privé

De par ce fait, ils pensaient bien gagner les élections d’une simple chiquenaude, n’ayant même pas pris la peine de faire un programme. Je vous laisse imaginer la colère noire dans laquelle ils sont entrés, eux, qui devenus ducs par habitude, se sont vu déposséder de ce qu’ils considéraient comme leur couronne en perdant les élections face à une opposition toute soudaine et nouvelle.

Alors que mon mandat fut couronné de traîtrise, d’insultes et de coups bas visant à me faire perdre toute crédibilité, sachant que ces techniques infâmes et rebelles étaient instiguées par le clan Chandos/Penthièvre (à cet effet, je rappelle que le baron Beucheumeu de Penthièvre fut destitué de sa Baronnie par l’hérauderie après insultes, refus d’allégeance et troubles divers envers la duchesse), lorsque nous les avons vu rassemblés en bas du Château pour le fameux pique-nique, nous avions déjà accumulé moult preuves de leur félonie et surtout de leur intention de prendre le château. C’est donc en toute logique à la fois pour disperser la foule des pique-niqueurs, que ce terme est bien choisi quand on le décortique mot à mot, et à la fois pour empêcher les meneurs d’agir et donc de prendre le château que nous avons fait mettre aux fers les instigateurs du complot. Il en est du devoir et de la plus grande responsabilité dans la charge de Duc que de préserver les institutions angevines dont le château en est le symbole le plus fort puisqu’il s’agissait de la part des félons d’accaparer par la force un pouvoir qui nous avait été donné légitimement par le peuple. Logiquement, c’est donc pour protéger le peuple et rétablir le calme dans le duché que nous avons été contraints de recourir à cette possibilité.


ursin a écrit:
Pas de question pour ma part monsieur le président.
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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:47

benjamin06 a écrit:
Merci pour ces précisions, baronne.

Marquant une pause, relisant la note qu'un témoin lui a fait parvenir.

Le sire Philipaurus va s'exprimer maintenant, car il devra bientôt quitter la présente salle d'audiences pour une longue période, et il est inconcevable que nous nous passions de son témoignage.

Sire Philipaurus, la parole est donc vôtre.


philipaurus a écrit:
phil se leva a l'appel de son nom et se tourna vers le président
Merci je vais effectivement avoir peu de temps dans les semaines qui viennent et nous sommes en cours de déménagement.

merci de cette attention.

Phil se donna un temps de réflexion pour classer ses idées en respirant longuement.
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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:47

philipaurus a écrit:
phil apres s'être concentré un instant s'adressa à tous.

Nous avons bien compris que l’objet de cette audience est le procès contre Smartfluid et son verdict.

Nous avons bien compris que Smartfluid souhaite apporter la preuve que notre conseil de régence n’avait pas légitimité pour entamer ce procès ni d’en conclure verdict.

Nous avons noté également que Smartfluid, souhaiterait de plus en cette occasion faire prononcer par la cour :
- que notre conseil de régence n’avait aucun droit pour émettre des lois, question d’autant plus importante que nous ne l’avons jamais fait. Nous nous étions même engagés publiquement à ne pas le faire,
- que Philipaurus n’avait aucun droit à émettre un décret de bannissement, là encore question d'autant plus importante qu'elle n'a aucun rapport factuel avec l’objet de cette réunion.

Nous avons bien noté cette tentative d'amalgame et nous vous présentons notre témoignage.

De la légitimité de la première révolte :

Légitime la première révolte qui renversa Smart ?
Disons le tout net, cette révolte n’aurait pas dû avoir lieu. Sa légitimité n’exista qu’en creux pour cause de vacances de pouvoir vers la fin du règne : Smart n’ayant plus ni les moyens ni la volonté de gouverner.

Légitime ma place à la tête du conseil de régence ?
Pas plus. Je n’avais pas pris part à la préparation de la révolte bien au contraire.
Et jamais bien sûr je n’ai, malgré ce que voudrait faire croire Ryllas, légitimé la révolte par une loi. D'autre l’ont fait, pas Philipaurus.

Que la lettre d'une loi justifie ou non une révolte n’a d'importance que pour ceux cherchant un parapluie. Dans celle que cite de Ryllas, l’esprit de la loi est effectivement absent et détourné. Cette loi n’a jamais été écrite par le législateur pour une telle situation.
Comment d’ailleurs une telle situation aurait pu être imaginée ?

Je ne pense point non plus que c'est ce qui motiva le soutien du secrétariat d'état de Kirah à notre régence.

De la légitimité de la seconde révolte Philipaurus :

Légitime ? Oui.

La régence de Bazin / Smart fut construit comme un viol des angevins. Bazin et ses pantins au conseil ne rassemblaient pas plus de 6 personnes capables, dont deux étrangers à l’Anjou. Au bout d’une semaine de régence, pas plus de 5 postes n’avaient pu encore être attribués aux conseillers, les autres n’étaient que des fantoches. Les pauvres en furent réduits à faire tourner les postes entre eux.
Le révolte de Bazin / Smart était vide de soutien, de projets et de capacités d’existence. Elle ne vivait que par décrets, enfermée dans un château cadenassé à double tour, accusant de trahison tout ce qui bougeait.

Le soutien appuyé du Prince Morgennes à cette révolte ne fut pas preuve de sa compétence à la tête du royaume : Peut-on diriger une province à 6 contre tous avec des lois de circonstance ? Peut-on ainsi asseoir et conforter véritablement le pouvoir d'un Roy ?
La vie prouva que non, un vagabond de 10 jours l’aurait perçu, pas le Prince Morgennes.

C'est pourquoi je dis, redis et affirme que si la 1ère révolte n'aurait jamais du avoir lieu, la seconde contre Bazin était tout à fait légitime et fut menée pour le bien de l'Anjou et des angevins. La 1ère révolte se fit contre une duchesse qui avait au départ les moyens de régner. La seconde fut la réaction de sauvegarde de tout une province contre un usurpateur et une ex duchesse simplement devenue revancharde .
Nous avons organisé cette seconde révolte, nous ne l'avons pas suscité. Le moteur de la seconde révolte fut leur gouvernance.

La révolte fut organisée au grand jour. Mon but était qu’elle soit suffisamment forte pour isoler les tentatives de division et elle le fut.

Apres la victoire, je fus surpris d’être arrivé le premier au château, un ou deux d’autres présents à Angers et criant fort auraient pu prétendre au titre de régent. Que leur manqua t il si ce n'est le courage ?

Le pourquoi des deux révoltes ? Quelles en furent les ressorts et les raisons ?

De la situation en Anjou

Quelques mois avant, un autodafé public fut lancé contre Sébastien Deldor. Une récompense fut offerte publiquement pour sa mise à mort. Nous assistions à la volonté d’un clan de faire régner par la terreur l’arbitraire en Anjou. Si cette volonté passait, personne en Anjou n’aurait plus eu le droit à une expression indépendante. Cette tentative d’exclusion avait déjà par le passé également visé Smartfluid.
Après son élection comme Duchesse, la campagne sectaire s’est de nouveau déchaînée contre elle.. Une campagne systématique, faite pour détruire, isoler, briser personnellement ceux qu’elle visait.

Une journée de retard m'avait empêché de faire partie de la liste de Smart. J’avais accepté de soutenir Smart sans hésitation ; Non pour son programme avec lequel j'avais des désaccords mais pour ses capacités personnelles et son droit à l'expression.

Elle ne fut élue que de justesse. Le conseil semblait viable, en particulier grâce à l’expérience des élus de l’autre liste en lesquels j’avais (et j’ai toujours) grande confiance.

La campagne haineuse anti Smart s’est développé d’abord semble t’il à l’extérieur du conseil.

Quelles furent les actions réelles des membres de la liste opposée ? Je l’ignore. Ils ont semblé dans un premier temps muets, puis dans un second soutenir Smartflfuid au non de la bonne gestion de l’Anjou. A la toute fin ils basculèrent en majorité dans l’opposition déclarée scellant par là même le sort de la duchesse.

Smartfluid à t elle failli par manque de confiance dans les autres membres du conseil ? A t elle multiplié les maladresses (valse des postes, entrée de Bazin au conseil) semant un désert autour d’elle ? S’est t-elle au contraire trouvée dès le départ devant une réelle opposition ? Ou simplement devant un dédain mondain ce qui dans ce contexte pourri revenait au même? Je l’ignore également.

Smart avait elle un but secret ? Certains de ceux qui la soutenaient en avaient il un ? En tous cas aucune déclaration publique en tant que duchesse, aucun acte public de toute sa période de régence ne faisait d’elle une ennemi de l’Anjou. Depuis un mois nous étions à Angers et chaque soir avec mon épouse nous défendions le pouvoir depuis notre lance.

Alors Pourquoi nous sommes nous ralliés à la révolte ?

Il fut un moment ou Smart isolée, à cessé de se battre contre un trop plein de haine. De mes échanges avec elle j’eu la conviction qu’elle se savait battue, ne restant que pour ne point faciliter la tâche à ses bourreaux. Smart s’est accrochée au duché sans capacité de l’assumer. Plus me semble t il pour ne pas l’offrir trop facilement que par goût du pouvoir.

Cette attitude de plus en plus évidente gonflait la révolte chaque jour de nouvelles recrues. Pour finir, cette attitude rendait la révolte légitime. La nature ayant horreur du vide, nous avons vu monter sur Angers de plus en plus d’opposants recrutés de plus en plus parmi les plus raisonnables.

La révolte était là, imminente. J’en fus averti la veille, tant par la quantité des arrivants sur Angers que par leur qualité. Vint ensuite l’information directe.

Sous tendue en premier par une haineuse campagne d’exclusion, la victoire de la révolte n’était pas sans risque pour la liberté d’expression en Anjou.
L’étude des forces en présence à Angers indiquait clairement que la révolte allait être victorieuse.

Il fallait choisir, j'étais de loin le présent avec le plus de charisme et d'expérience :
S’opposer à la révolte et elle serait victorieuse.
Y participer et c’était être régent.

« Tout allait être possible, il ne fallait pas que tout soit possible »

Ces mots sont issus de ma déclaration le soir de la révolte, ils résument mon intention en montant vers le château : J’ai consciemment pris le pouvoir pour assurer un intérim. Nul n’en fut prévenu sauf mon épouse. Ni Smartfluid, Ni les révoltés.

De la constitution du premier conseil de régence

Dès le lendemain, avant même de constituer le conseil j’ai reçu des injonctions pour attaquer Smart « condition obligatoire pour être soutenu …». Bien au contraire j’ai réservé le poste de procureur à Paquerette pour éviter toutes chasses aux sorcières, il n’y eu aucun procès politique, nous étions sur la base de « Amnistie générale et on passe à autre chose ».

Tous les autres postes furent attribués dans la journée à chaque membre quelles que soient leurs positions politiques passées. Le critère fut la compétence et les souhaits sans autre arrière pensée. Tous avaient entière licences de paroles et d’actions.

Ce conseil fut un conseil de rêve. Je tiens encore a remercier plus particulièrement celui qui avait été, je l’ai su après, nominé par une partie des révoltés pour être régent. Il fut nommé CAC et, comme tous les autres membres du conseil, fut exemplaire de solidarité.

De la politique du premier conseil de régence

Conseil de régence nous avons affirmé notre absence de légitimité pour entamer des réformes de fond, contrairement au débat qui vous intéresse ceci n’était nullement motivé par l’opinion de la CA mais simplement parce que, non élus par les angevins, nous n’avions rien à leur imposer.
Nous n’étions là que pour faire vivre l’Anjou dans le cadre existant jusqu’aux futures élections.

Par la suite, j’ai continué à recevoir des lettres, toutes issues de la même famille, réclamant la mise en procès de Smart, il n’en fut pas tenu compte.

De la révolte de Bazin / Smart

La défense du duché ne fut pas notre principale préoccupation, aucun ostracisme ne fut mis contre la présence de chef maréchaux ayant défendu Smart.
Le soir où Bazin à repris le pouvoir il y avait juste trois chef maréchaux, deux d’entre eux était alliés à Smart nous le savions, mais grande fut notre confiance… Ils n’ont simplement pas défendu le pouvoir, le troisième était dirigé par un fameux grand chef de l'armée en Anjou en façade opposé à Smart : il a dissout son groupe en soutien à Bazin dont il avait publié l’appel à la révolte le matin même.

Pour défendre le pouvoir nous étions que deux ou trois en lance. Notre sort fut vite plié.

De la politique répressive du conseil Bazin Smart
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:48

Citation:
Au contraire de notre action, le conseil Bazin/Smart joua le tout répressif, nous avons tous été accusés de haute trahison. Pour le reste je ne reviendrais pas sur leurs rêves de fou : suspendre la constitution et diriger par décrets.

La seconde révolte

Nous l’avons organisé jour par jour, créant un lieu de rencontre qui rassembla jusqu'à 40 organisateurs en quelques jours. Le fameux grand chef de l'armée en Anjou tenta une dernière diversion, il lança un contre appel à une révolte qu'il entendait limiter à ses seuls amis (sic). il choisit une date deux jours avant celle choisie par la majorité.

Pour finir, le matin de sa révolte, il lança une consigne pleine de son bons sens d'irresponsable : « que chacun fasse comme il veut ». Il y eut ensuite d'autres tentatives exterieur.

Mais rien n’y fit, le mardi 2 Octobre à 10 h 31 nous relevions 163 habitants de La Fleche, Saumur et Craon arrivés à Angers
A 18h 21 les défenseurs comptaient 8 groupes de chefs maréchaux, 13 maréchaux achetés à prix d’or, il restait encore 12 offres à 22 écus en mairie. A minuit, c’est près de 10 groupes de maréchaux . Il n’y en aura pas plus.

D’aucun habitué aux manœuvres secrètes ont convaincu le prévôt du conseil Bazin / Smart de ne point engager la défense. Pour ma part je regrette cette action destinée à tenter de soustraire leur victoire aux 163 angevins venus à Angers.

De notre seconde régence

Ce second conseil fut également un conseil de rêve comme j’en ai connu peu. Motivés, solidaires, nous avons une fois de plus réaffirmé notre volonté de ne pas mettre en avant de transformation structurelle et/ou constitutionnelle en Anjou.

L’aspect défensif fut cette fois pris en compte.

Le conseil Smart/Bazin en suspendant la constitution, nous avait laissé en main une armada juridique répressive impressionnante. Nous avons considéré que cette armada tombait avec leur faiblesse.

Notre soutien nous permettait une « répression douce » elle fut donc excessivement limitée, elle ne toucha que Bazin et Smart, ils furent mis en procès pour trahison. Nous sommes là à ce sujet.

De l’absence d’un deuxième serment d’allégeance de Philipaurus

Pourquoi ? C’est simple, Re déclarer allégeance une deuxième fois dix jours après la première fois alors que rien dans les actions du conseil ne s’était éloigné de cette conduite, ne m’est jamais venu à l’idée. Que de telles pratiques puissent exister, si tant est que cela est écrit quelque part d’ailleurs, est vraiment une bizarrerie.
L’aurais je fais si on m’en avait soufflé la nécessité ? bien sûr mais je ne vous cache pas le plaisir que j’aurais pris à me moquer d’un protocole aussi inutile.
En tous cas personne n’est venu nous en parler.

Des raisons du décret de bannissement contre Smart et Bazin

Depuis le camp qui avait commencé les attaques contre Smart venait une tentative visant à séparer son cas de celui de Bazin. Il s’agissait d’immoler Smart et de gracier Bazin en vue de je ne sais quel accord.
Mon décret avait pour objet de rendre caduc cette perfidie supplémentaire en liant leurs sorts dans une même décision. Pour finir, malgré tous leurs efforts, Bazin a du attendre le conseil suivant pour voir son procès cassé. J’ai au moins gagné ça.

Pourquoi avons nous refusé un procès public ?

Sur ce point l’opinion des conseillers fut partagée. Certains tendaient favorablement l’oreille à la possibilité de ce qu’il appelait un beau RP (moi j’ai jamais compris ce truc c’est quoi ?). Je n’avais quand à moi pas envie de voir nos compères appeler tout le monde à venir à Angers écouter les arguments des uns et des autres.
Nous aurions eu alors trop à faire pour séparer les spectateurs du « RP »(nom de dieu c’est quoi ce machin ?) des acteurs d’une future révolte devant le château… non merci. Une fois pas deux…

Retour sur la procédure en CA :

Voici mon témoignage, à vous maintenant de statuer.

Votre décision ne refera pas l’histoire, elle n’aura jamais pouvoir d’offrir à 6 habitants fussent ils soutenus par le Prince Morgennes les moyens de s’opposer durablement à la volonté de 160.

Elle ne donnera jamais aux méthodes Bazin /Mazarin les moyens de garder au grand jour les pouvoirs qu’ils ne savent conquérir qu’en secret.

Le sort d’aucune province ne dépendra de votre décision. Des centaines d’hommes seront toujours prêts à rejeter l’injustice quitte à s’opposer si nécessaire aux lois les mieux écrites, les plus enrubannées, les plus finement ourlées des tampons d’un prince.

Votre décision n’aura qu’un pouvoir et un seul : affiner le regard de tous sur votre institution. A vous de savoir si cela est important.

Chacun tient son avenir dans sa main. Le mien je l’ai dirigé chaque fois que nécessaire et grâce à Dieu victorieusement, ce soir c'est à vous.

Merci de m’avoir écouté.

Si vous avez besoin d’autres précisions avant que je ne rejoigne mon épouse, je suis là encore à votre disposition. Je sais que j'ai été long, et je m'en excuse.
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:50

sieur Bazin a écrit:
Bazin se leva et applaudit:

Bravo ! Magnifique ! Héroïque !

Monsieur le Juge, Monsieur le Procureur, cher public: quel homme ! Quel martyr au joug des hautes destinées d'un Etat ! Quelle victime des arcanes du Destin de l'Anjou !
Et quel suspens ! Quelle histoire ! Les ignobles Bazin et Mazarin arriveront-ils à leur dessein secret ? Smartfluid est-elle une marionnette de l'infâme Bazin ?

Vous avez su transcender votre personnage fade et bienheureux en un homme sur qui tous les drames reposent, tous les espoirs, toutes les haines, l'Amour et le Devoir. L'homme qui a ne voulait pas de la première révolte mais qui en fût régent.

Histoire fort complète, mais des précisions s'imposent, pourriez-vous :
- nous fournir la soit disante armada répressive que j'ai mis en place
- nous donner les noms que nous avons "tous mis en procès". Ce doit être une véritable pléthore à vous entendre !
- nous indiquer si votre sortie des inventaires et des coffres du duché faisait partie de ce que vous appeler "la sauvegarde de toute une province contre un usurpateur". Ou juste une opération touristique. Du préventif peut-être ?
- de quel façon, si vous aviez autant de centaines d'héroïque citoyens avec vous, nous avons pu reprendre le pouvoir ? Mes pouvoirs subliminaux secrets peut-être ?

« Tout allait être possible, il ne fallait pas que tout soit possible » sera l'"Alea jacta est" de notre temps. Magistral !

J'aime me voir dans le rôle de l'ignoble conspirateur manipulant à tout va, un rictus démoniaque le soir en s'endormant. Tout comme le Diable, Mazarin m'a vendu son âme. La Douce Smartfluid est-elle elle aussi perdu pour l'Eternité ? Nous le saurons dans le prochaine épisode: Bazin et son armée de démons (faux électeurs de surcroît) pillant la Touraine.

Le Bienheureux, je m'incline. Lockarius le Vaniteux aurait beaucoup à apprendre de vous.


benjamin06 a écrit:
Le regard noir, le président s'adressa ainsi à l'homme s'étant levé...

Sire Bazin, je vous appelle au silence. Je vous ai déjà prévenu une fois qu'il était inconcevable de se comporter ainsi dans la cour d'appel du Royaume de France. Je vous ai également dit que je n'accepterais pas une nouvelle fois ce comportement, si vous veniez à le renouveler.
Aussi, je vous demande de quitter immédiatement la présente salle d'audience. Les gardes recevront consignes de ne plus vous y laisser entrer.
Sachez que votre attitude est simplement inacceptable, et que je ferai en sorte qu'elle soit punie d'une amende...


Fixant ledit Bazin, le président se tut, en attendant sa sortie avant de réfléchir aux questions qu'il pourrait poser au témoin.


sieur Bazin a écrit:
Certes. Mon enthousiasme à voir et entendre les belles choses me perdra.

Puis, s'étant levé, Bazin se courbant bien, salua moulte fois du chapeau:

Milles excuses. J'obtempère de bon gré et quitte la salle.

Et il prit le chemin de la sortie


benjamin06 a écrit:
Merci de votre coopération.

Puis il se repencha sur l'affaire en elle-même.

Sire Philipaurus, il est notifié dans les minutes du procès de prime instance que Smartfluid aurait "interdit aux gardes de protéger les villes de l’Anjou". Du fait que vous ayez pris une part importante dans les événements qui survinrent dans ladite province à l'époque des faits, pourriez vous nous donner des informations quant à cette interdiction, si tant est que vous en ayez ?
D'autre part, je vous serais gré de me fournir le décret de bannissement dont vous, ainsi que d'autres personnes, avez parlé à plusieurs reprises, car je ne le trouve pas sur mon pupitre, et j'aimerais voir son contenu.
[un copier/coller ainsi qu'un lien si possible]


smartfluid a écrit:
Smartfluid se leva

Monsieur le juge, moi j'ai bien une copie de ce beau décret, si ca peut aider. Par contre...., âmes sensibles s'abstenir. Ca n'est pas très joli joli et je vous invite à aller lire par vous même comment les représentants de conseil d'usurpation sont aux faits avec les lois. Le Juge Alberic et le régent Philipaurus, pour ne pas les nommer, ne se sont pas gênés de remettre en question les lois royales, auprès de leur représentant suprême (à savoir votre prédécesseur, le Juge Allen) après avoir rendu un décret impossible et totalement illégal.

En outre, je souhaiterais avoir une preuve écrite de cette fameuse interdiction que j'aurais rédigée et édictée. Je serais vraiment étonnée que l'on puisse jamais mettre la main sur un tel document puisqu'une telle interdiction n'a jamais existé. Quelle abération, c'est tout simplement de la diffamation ! Plus cet appel progresse, plus de nouveaux éléments inventés de toutes pièces surgissent du néant.

J'espère que c'est l'âge avancé du Sieur Philipaurus qui l'amène à proférer de telles inepties. Il est regrettable d'interdire la présence de Bazin quand les témoins appelés à la barre semblent ne pas rougir de mentir éhontément devant un tribunal de Cour d'Appel royale.

D'autant que ces propos sortent de la bouche d'un homme qui avoue de son plein gré ignorer quantité de choses, pourtant il ne se gêne pas pour nous faire part de mes volontés et souhaits personnels. Aristote m'en soit témoin, et aussi loin que je me souvienne, jamais je ne me suis confessée auprès du vieux Philipaurus lequel est reconnu pour la réversibitlié sans fin de sa veste.

Si l'on interdit la spéculation en économie, elle ne se fait pas non plus dans une audience de témoignage au tribunal. Je saurai donc gré à ce CAC de profession de s'en tenir aux faits. Nul doute que le Sieur Philipaurus ne doit pas non plus connaitre la notion de présomption d'innocence, ni la définition de fardeau de la preuve (établie) mais les suppositions et les inconnues ne peuvent être considérées comme des preuves recevables. Je rappelle qu'en cas de doute, celui-ci profite à l'accusé et vu le nombre d'inconnues et d'interrogations dont le sieur Philipaurus nous fait part au cours de son témoignage, je pourrais bien partir avec une bonne longueur d'avance.

Tout cela pour rappeler que les procès d'intention sont irrecevables. de par leur subjectivité.

Et pour finir, ces propos-ci me semblent parler d'eux-mêmes. Pour un candidat à la régence d'un nouveau duché, je me permets de revenir et d'insister sur l'incroyable réversibilité de votre veste, très cher.


Citation:
Le soutien appuyé du Prince Morgennes à cette révolte ne fut pas preuve de sa compétence à la tête du royaume : Peut-on diriger une province à 6 contre tous avec des lois de circonstance ? Peut-on ainsi asseoir et conforter véritablement le pouvoir d'un Roy ?
La vie prouva que non, un vagabond de 10 jours l’aurait perçu, pas le Prince Morgennes.


Si le sieur Philipaurus, dont l'expérience du mariage a pu en faire un Duc consort, se permet de remettre en cause les compétences du prince Morgennes, je comprends qu'il n'ait eu aucun scrupule à venir critiquer mon mandat de Duchesse en argumentant sa plaidoirie sur autant d'inconnues.

Citation:
Philipaurus , Régent d'Anjou, le 8 octobre de l'an de grâce 1455.
De part le pouvoir conféré en temps de loi martiale,

Considérant l’appel solidaire de Dame Smartfluid de Jurefacto et de sir Bazin à des armées étrangères contre la ville de Saumur et leurs manquements aux obligations de défense du territoire Angevin.
Considérants leur mépris solidaire des lois et des institutions angevines.
Considérants leurs actions incessantes visant a diviser et calomnier le peuple angevin qui par deux fois les a chassé du pouvoir suites à leurs exactions.

Le régent et le conseil de régence déclarent le bannissement de Dame Smartfluid de Jurefacto et de sir Bazin, en égard de leurs agissements en Anjou mettant en péril l'intégrité et la sécurité de notre territoire.

Dame Smartfluid de Jurefacto et sir Bazin sont déclarés félons à L'Anjou.

Ceci n'empêchera pas la continuation de poursuites judiciaires pour leurs actes

Les deux personnes concernées ont un délai de 48 heures pour quitter définitivement le territoire angevin, à partir de la parution de ce décret.

A ce titre, ils sont déclarés interdits de séjour dans notre Duché et cela pour la durée "à vie". Toute violation de ce bannissement entrainerait des poursuites judiciaires entrainant la peine de mort.

Pour faire ce que de droit,
Philipaurus, Régent d'Anjou, le 8 octobre de l'an de grâce 1455




http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?p=7402941#7402941
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Quasi




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MessageSujet: Re: Affaire Smartfluid/Duché d'anjou   Sam 10 Mai - 11:52

philipaurus a écrit: